La mémoire du futur

Il ne s’agit pas de traiter aujourd’hui le scenario d’un futur James Bond ou Jason Bourne, mais de partager le regard d’un neurobiologiste, le Dr David Ingvar, et de l’application qu’en a faite Arie de Geus dans son excellent ouvrage La Pérennité des entreprises.

 

Pour Arie de Geus, la mémoire du futur est ce qui différencie le dirigeant d’une entreprise qui va survivre, de celle qui va mourir. En 1985, D. Ingvar publie des travaux qui démontrent que le cerveau humain cherche en permanence à donner du sens au futur. A chaque instant de notre vie, nous imaginons des possibles futurs pour anticiper l’avenir. Ne vous êtes-vous jamais demandé ce que vous feriez si votre train était en retard, ou si les embouteillages ne vous permettez pas d’être à l’heure à ce rendez-vous si important ? On s’imagine déjà dans une solution (et si je prenais la petite rue de droite, si je prenais un taxi, etc.) qui correspond à des chemins temporels imaginés dans un futur anticipé, même si vous ne passez pas à l’action.

 

Non seulement le cerveau imagine des scenarii possibles, mais en plus il les stocke dans le lobe préfontal, siège de la mémoire. Nous allons donc revisiter ces avenirs, et nous en souvenir. Autrement dit, nous allons créer une mémoire du futur.

 

Chez l’individu normal, 60% de ces avenirs sont positifs, 40% négatifs. A quoi nous sert cette mémoire du futur ? Non seulement elle prépare l’individu à agir lorsqu’une nouveauté apparait (elle l’a déjà imaginé) mais elle sert en plus à filtrer l’immense quantité d’informations que nous recevons. Si l’information nouvelle correspond à un futur imaginé, elle prend sens, et nous y portons une attention particulière.

 

Arie de Geus relie cette merveilleuse trouvaille à l’entreprise : « Nous ne percevons un signal de l’extérieur que lorsqu’il a une certaine pertinence pour une perspective d’avenir que nous avons déjà imaginé. Plus on élabore de « mémoires du futur »,  plus on est ouvert aux signaux que nous transmet le monde extérieur ».

 

Dans un contexte économique mouvementé, les dirigeants doivent faire un effort délibéré pour percevoir leur environnement, visiter leur futur, c’est à dire imaginer l’ensemble des possibilités qui pourraient perturber leur activité ou leur donner de nouvelles opportunités.

 

Conseil RH : Il s’agit à nouveau de bon sens. Notre façon de diriger, de la PME à la grande entreprise, consiste souvent à agir sans prendre le recul nécessaire, à garder « le nez dans le guidon » dans un environnement où tout évolue très vite. Ces recherches nous poussent simplement à prendre un peu de hauteur, savoir où nous voulons aller, pourquoi, comment nos concurrents vont le faire, pourquoi certains y arrivent et d’autres non, en quelques mots tenter de prendre le temps d’avoir une réflexion stratégique !

 

Aujourd’hui de façon exceptionnelle, voici un deuxième conseil RH : Courrez acheter ce livre fantastique d’Arie de Geus, La Pérénité des entreprises, l’expérience des entreprises centenaires au service de celles qui souhaitent le devenir ! (éditions Maxima)

 

Aurélien Fréret
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http://conseilrh.unblog.fr, le blog RH !



Le saviez vous ? Google, émissions de CO2 et réchauffement climatique

Selon Google, chaque requête sur son moteur de recherche consomme environ 0,2 grammes de CO2 (dus à l’utilisation des serveurs de la firme). En 2009, 87 milliards de requêtes ont été effectuées, soit environ 17.400 tonnes d’émissions de CO2.

 

L’auto complétion (les propositions que Google vous fait alors que votre recherche n’est pas encore complète) aggraverait également les émissions, puisque le nombre de requêtes est bien plus important, pour une seule recherche. Ceci serait toutefois compensé par le fait que vous divisez le temps de recherche par 2.

 

Et si la chaleur de vos serveurs pouvait vous servir de chauffage ? C’est en tout cas ce qu’a mis en place Helsingin Energia (Fournisseur d’électricité en Finlande) en raccordant son système de refroidissement de datacenter à une pompe à chaleur, servant à préchauffer l’eau de ville servait aux habitants, le tout pour un coût très abordable.

 

Conseil RH : Réfléchir à des solutions de climatisation des serveurs plus respectueuses de l’environnement n’est pas forcément réservé aux grandes sociétés. Des solutions existent pour toutes les entreprises. Les salariés ont souvent un rôle important à jouer, et les impliquer dans une démarche globale de solutions de développement durable améliore la motivation de vos équipes. Pourquoi ne pas lancer un concours d’idées neuves dans votre entreprise ?!

 

Aurélien Fréret

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« Je rêvais d’un autre monde »

Il est certains chiffres qui vous font réfléchir. En voici quelques uns que j’aimerais aujourd’hui partager, et qui sont quelque part à l’origine du cabinet de conseil RH « R com RH » que j’ai créé.

 

Il s’agit de données économiques souhaitées par tout investisseur. Il est très courant aujourd’hui d’exiger des taux de rendement de l’ordre de 15%. C’est une norme.

Penchons-nous sur le cas des Etats-Unis : ce pays est devenu au cours du XXème siècle la première puissance mondiale, et a connu de ce fait une des plus forte croissance économique. Dans ce pays, les entreprises cotées ont dégagé 8% annuels tout au long du siècle. Il s’agit là d’une des plus grandes performances !

 

J’avoue ne pas avoir boudé mon plaisir en lisant une interview récente de Jean Peyrelevade dans laquelle l’ancien patron du Crédit Lyonnais indiquait que « les actionnaires institutionnels exercent une pression non seulement intenable, mais exagérée sur les entreprises. Depuis quelques mois la situation s’améliore et ils exigent à nouveau leurs fameux 15% de rendement. Or dans un monde capable de croitre de 3%, cet impératif ne peut pas s’appliquer, sauf à prendre des risques inconsidérés et à provoquer à nouveau une crise majeure ». Sa recommandation ? 3 à 5% net d’inflation. Au delà, pour ce banquier « c’est de la prédation ».

 

Conseil RH : Parler de développement durable dans l’entreprise, ce n’est pas forcément mettre en place une cantine bio. C’est avant tout faire preuve de bon sens, pour concilier trois données impératives de la société : la finance, l’environnement et le social. Rompre l’équilibre sur l’un de ces 3 facteurs aboutit forcément à une crise.

 

Aurélien Fréret
http://www.rcomrh.com

 

Source : L’expansion n°758, décembre 2010.



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